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Chers amis pilotes, Vous n’ignorez sans doute pas que le vol amateur en toute liberté, tel que nous le connaissons, est gravement menacé de disparaître un jour. N’en doutez pas! Il a connu ce funeste sort dans plusieurs pays de la planète. L’Amérique du Nord est un des derniers bastions où on peut espérer la sauvegarde de cette liberté pour le plus grand nombre. Mais de plus en plus, par ignorance, par intérêts divergents, pour toutes sortes de « bonnes raisons », on nous gruge petit à petit ce droit, en employant toutes sortes de moyens.
Les décisions qui sont souvent prises sans la moindre consultation auprès de ceux qui sont vraiment concernés, aboutissent à des résultats affligeants : des régions entières qu’on ne peut plus survoler, des pistes ou des lacs où on ne peut plus atterrir ou amerrir, des aéroports qui disparaissent pour faire place à la construction de quartiers résidentiels ou commerciaux, des taxes et des frais de toutes natures instaurés sciemment pour décourager et éloigner les opérateurs privés, voilà le résultat de l’incompétence de certains nouveaux propriétaires et gestionnaires d’aéroports, voilà le résultat de la méconnaissance des besoins de l’aviation légère et de son apport à l’économie locale. Gaston, pourquoi devrais-je devenir membre de l’APBQ ? - Parce que tu es pilote ou que tu es en train de le devenir
- Parce qu’un pilote veut être représenté par une association de pilotes auprès des gouvernements, fédéral, provinciaux, municipaux, et auprès des gestionnaires d’aéroports, et qu’il veut conserver le droit de voler
- Parce que tu veux partager tes expériences avec les autres pilotes du Québec lors d’événements organisés par les membres en toute saison.
- Parce que tu veux recevoir chez toi le magazine Aviation Québec, et La Brousse, une publication entièrement québécoise, de langue française, qui discute des intérêts et préoccupations des pilotes d’ici.
- Parce que tu veux profiter de rabais sur l’essence à plusieurs aéroports du Québec, et d’escomptes chez des dizaines de commerçants.
- Parce que tu veux exprimer tes attentes aux membres du conseil d’administration.
- Parce que tu es fier d’être pilote et qu’il n’y a personne d’autre qu’un autre pilote pour comprendre parfaitement tout ce que signifie ce sentiment.
Le plus vieux rêve de l’Homme autrefois inaccessible, et enfin réalisé au début des années 1900, redevient inaccessible pour d’autres raisons que les lois de la physique. Si nous n’y prenons pas garde, le futur de l’aviation échappera aux plus fervents amateurs, ceux qui, tels les pionniers, pilotent encore de petits appareils.
Cependant, je crois qu’ensemble, nous pouvons résister à l’agression et empêcher la disparition de cette glorieuse activité.Ensemble, nous partageons déjà tous une même passion. Bien que nous ayons la fâcheuse réputation d’être trop individualistes et indépendants, quand nous nous rencontrons, les conversations emballantes et les échanges de précieuses informations occupent le plancher. Nous partageons nos expériences, et ensemble, nous devenons de meilleurs pilotes, mieux renseignés, plus avertis, plus sécuritaires. Mettons à profit ce sens du partage pour nous rallier et nous unir encore plus étroitement. Si nous pouvions conjuguer nos forces, le poids du nombre et la qualité des membres pourraient faire en sorte que les décisions, souvent prises à l’aveuglette et qui nous concernent tellement, le soient de manière plus éclairée. C’est pour réunir des forces que l’association des Aviateurs et Pilotes de Brousse du Québec a été fondée en 1979 et qu’elle existe toujours. Fière de ses 1500 membres à l’échelle du Québec, elle a besoin de l’appui des 4,500 autres détenteurs de licences de toutes catégories et de licences d’étudiants que compte le Québec, pour représenter les droits et privilèges de tous auprès des gestionnaires d’aéroports désormais privatisés. Et puis, rien n’empêche non plus de profiter de nos accointances à travers toute la province pour simplement nous visiter mutuellement et nous amuser. Parce que voler, c’est d’abord amusant. |