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Événements - Événements
Écrit par Gilles Lapierre   
Mardi, 12 Juin 2007 08:39

Du 15 juin au 15 juillet, un groupe de 10 personnes, membres de l'APBQ, se sont rendues en Alaska à bord de leurs appareils:

  • Un C-182 (Daniel Fortin et Gisèle Proulx)
  • Un  C-172 (Gilles Lapierre et Claire Girouard)
  • Un Sundowner (Michel Neveu et Danielle Poulette)
  • Un Tobago (Marc Béliveau et Nadia Haefelfinger)
  • Un Robinson R44 (Lionel Lamontagne et Pauline Tremblay)
Nos aventuriers en Alaska sont de retour. Vous pouvez suivre ici le récit quotidien et les photos de leur périple. 

Notre président Gilles Lapierre et Daniel Fortin, trésorier de l'APBQ et organisateur du voyage, animent cette section. Michel Neveu a tenu un journal dont les extraits sont insérés aux endroits appropriés.

 

Le mot de la fin 

En fait, ce titre n’est pas tout à fait approprié, car je crois, même si le dire semble un lieu commun, que nos souvenirs et nos expériences vivront encore longtemps en nous. Évidemment, nul n’en doutera, ce périple vers l’Alaska fut tout un défi. Au niveau humain d’abord, tant par le nombre que par la diversité des personnes ayant participé à l’aventure.

Défi également pour les moins expérimentés d’entre nous, qui ont dû redoubler de vigilance et d’habileté pour faire face aux nouveaux territoires, aux aéroports inconnus, aux décodages des comportements des systèmes météo non familiers, aux repérages des lieux géographiques inconnus mentionnés rapidement dans les briefing météo des FSS, parfois aussi aux longues journées de vol et, pour certains, les rapports avec les contrôleurs aériens unilingues assez expéditifs des grands centres. Mentionnons également le plaisir…d’atterrir dans un aéroport comme Winnipeg, fréquenté aussi par du trafic lourd, avec un fort vent de travers 21G30 causé par un TCU qui décide de visiter également la région. Relever de tels défis, quel beau moyen d’apprendre surtout des uns et des autres, au niveau de la planification et de l’exécution des vols, voir de la gestion du stress.  À partir du Québec, aller au Yukon ou en Alaska avec un monomoteur non-pressurisé et, pour la plupart, non IFR, fait comprendre ce que plusieurs disent avec un petit sourire en coin: l’obtention d’une licence de pilote n’est pas l’aboutissement, ce n’est que le permis pour apprendre! Mais quel bel apprentissage.

Défi aussi au niveau logistique, car ne pouvant que très rarement réserver à l’avance, il fallait, à l’arrivée, organiser transport, hébergement, restauration et préparation des activités ainsi que la prochaine étape. La collaboration de tous fut un élément important de la réussite de l’expédition, et tous ces défis furent finalement relevés avec efficacité, sans que cela ne devienne lourd pour quiconque. Côté logistique, mentionnons également la vérification constante de nos avions afin d’éviter tout problème : essence, huile, ancrage sécuritaire, nettoyage, chargement adéquat des nombreux bagages, etc.

Personnellement,  j’ai trouvé le groupe très mature et très respectueux des uns des autres, et ce, même dans les moments difficiles. Ce fut vraiment très agréable de voyager ensemble, et jamais il n’y a eu un quelconque accrochage entre les participants. Ainsi, la passion du voyage, de la découverte et bien sûr du pilotage a toujours été au cœur de nos journées, et ce, beau temps, mauvais temps. Malheureusement, du mauvais temps, nous en avons eu au propre comme au figuré. Malgré cela nous avons vécu de superbes moments : vol dans les montagnes et canyons, visite de certains sites, trekking au Lac Louise , canot sur la magnifique fleuve Yukon, la pêche au saumon quinnat (king), la rencontre de gens sympathiques, généreux et accueillants et évidemment le survol de paysages fantastiques ainsi que la visite de parcs nationaux splendides. Des évènements imprévus souvent très savoureux, dans telle ville ou tel village hors sentiers, mais combien pittoresque, nous ont fait bien rire et apporté un coté cocasse à un voyage que tous avaient bien préparé.

Oui, je crois que nous nous souviendrons longtemps de ce voyage et de tous les participants avec lesquels nous avons partagé des moments forts et intenses. Dans ce cas, peut-on vraiment dire que c’est la fin? Je ne le pense pas. À tous et chacun je vous dis merci et à une prochaine fois. En attendant je crois que je vais tout comme les autres membres du groupe Alaska me reposer un peu!

Daniel


 

Journal de Michel Neveu - 14 juillet

Tôt le matin, nous prenons la météo, et encore une fois nous devons nous rendre rapidement à l’aéroport, car une autre dépression est aux portes du Témiscamingue.

C’est sous un ciel menaçant que nous décollons de St-Bruno-de-Guigues en direction de nos bases respectives. Pour ma part c’est un vol deux heures trente pour enfin me retrouver à Mascouche.

En stationnant C-GOVE à Mascouche, j’ai remercié mon appareil pour sa fiabilité sans failles pour ce long périple. Pour terminer ce fut une expérience humaine hors du commun et une expérience de vol fort enrichissante.

 

 

Un joyeux vendredi 13!

Gilles et Claire avaient quitté Winnipeg avant les autres équipages afin de pouvoir se rendre à un rendez-vous à Montréal. Puisque Gilles a la qualification IFR, il a décidé de tenter le coup, quitte à arrêter en chemin; le reste de l’histoire est, sous sa plume, décrit sur le site.

Nadia, Marc, Michel, Danielle et moi sommes donc restés une deuxième journée à Winnipeg et avons malgré tout profité d’une belle journée de visites touristiques. J’ai aussi la qualification IFR, mais puisque ma charmante conjointe-copilote est maintenant rendue aux USA et qu’un NOTAM souligne la fermeture de Lachute jusqu’au 14, rien ne me presse de rentrer. En plus en tant ``qu’organisateur`` je tiens à fermer la marche!

La veille, lors de l’arrivée à Winnipeg, nous avions rencontré au FBO un couple de québécois revenant de Vancouver avec leur C-150 (Sylvie Lampron et Yves Morisset). Ils nous invitent à arrêter à St-Bruno-de-Guigues (CTA4) au nord ouest de Maniwaki. Nous déclinons l’invitation pensant nous rendre le lendemain directement à Mascouche , Bromont et Lachute.

C’était sans compter sur la continuation du festival des nuages convectifs qui, le lendemain, tenaient encore une journée d’intense activité. Ainsi donc, après un départ tôt le matin de Winnipeg sous la bruine et la pluie, avec plafond de 6,000 pieds et visibilité convenable jusqu’à vis-à-vis Kenora, puis une nette amélioration des conditions, nous nous rendons à Timmins où nous revoyons le couple; après prise d’informations auprès de la FSS, nous décidons de remettre à demain le retour à nos bases respectives. Un petit vol d’une heure, c’est à peu près tout ce que le ciel permet,  et nous voilà accueillis très chaleureusement au bel aéroport de St-Bruno-de-Guigues  par le couple en question ainsi que par Nathalie et  Sylvain Boucher, les nouveaux responsables de l’avitaillement à CTA4.

En approche pour la 28,  je suis en mesure d’apprécier le superbe paysage de cette région (Témiscaminque) qui mérite plus qu’une courte visite. En moins de deux, nos hôtes organisent notre hébergement dans un B&B, notre transport et les réservations au restaurant de Notre-Dame-du-Nord au nom prédestiné de ``Aux Agapes``, pour ce qui deviendra finalement le dernier souper de groupe. Raclette avec fromage du pays, fondue au chocolat (diète…), bon vin avec rappel des bons moments du voyage.

Seul ombre au tableau bucolique,  nous n’avons pu continuer jusqu’au Joncas où étaient nos deux comparses Claire et Gilles. Les obligations de tous et les caprices de Mère Nature ont fait en sorte que le groupe n’a pu terminer ensemble ce périple commencé il y a un mois. Mais ce n’est que partie remise car nous comptons nous réunir sous peu.

En ce qui concerne CTA4, j’ai échangé avec Yves Morisset sur la possibilité d’organiser avec l’APBQ un RVA sur place, ce serait absolument formidable. À suivre donc.

Daniel Fortin

Souper amical Aux Agapes. À gauche,  Yves Morisset et Sylvie Lampron. (Photo:Michel)




Route de Winnipeg à la maison pour WTR, OVE et MJB (une nuit de plus à Winnipeg et une nuit à St-Bruno-de-Guigues) 


Route de Winnipeg à Lachute pour CGETQ (une nuit à ThunderBay). Notez le 1er détour par Marathon.
 

Route de retour de Whitehorse à Winnipeg. Chaque arrêt marqué était dû à la météo! 

 

13-14 juillet

                          Le Québec, enfin!
 

Claire et moi somme rentrés au Québec hier soir à 19h10, peu après la réouverture de l'aéroport de Lachute. Nous avons effectué un vol IFR de Thunder Bay à Earlton (près du lac Témiscamingue). À Earlton, un appel à la FSS nous informe de deux lignes de cellules orageuses sur notre route vers Montréal. Nous décidons alors de nous rendre à la pourvoirie Joncas pour saluer nos amis Clément et Monique et attendre une meilleure météo. Nous avons pu repartir vers 17h40.

Nous avons pu parler à Daniel vers 16h hier. Les trois équipages venaient alors d'atterrir à Timmins et ils devaient vérifier la météo avant de repartir. Aujourd'hui, le 14 juillet à 9h25, nous attendons impatiemment de leurs nouvelles.

14/7: 11h00 - Ouf! Nos amis sont enfin rentrés au Québec. Ils ont passé une nuit agréable à St-Bruno-de-Guigues et ont pu poursuivre le périple ce matin.  

Gilles 

Le lobby de l'Auberge Joncas, maintenant sous la gérance aimable et efficace de Monique et Clément. 

 

Journal de Michel Neveu - 12 et 13 juillet

 

La veille de notre départ, nous prenons la météo, et surprise, un front dépressionnaire  est en route pour 8 heures du matin. Nous décidons d’un commun accord de fixer notre départ de l’hôtel à l’aéroport à 6 heures. Nous décollons sous un début de pluie à 7 heures et nous volons vers l'est dans cette pluie pendant une  trentaine de minutes. Nous atterrissons à l’aéroport de Dryden, avec un ciel menaçant derrière nous, pour un  ravitaillement, pour ensuite nous diriger vers l’aéroport de Marathon du coté nord-est du lac Supérieur. Un autre plein d’essence, puis nous enchaînons immédiatement vers l’aéroport de Timmins.

Nous prenons la météo àTimmins, et surprise encore, un front dépressionnaire balaie les régions de Gatineau et Haute-Gatineau; notre seule option est le Témiscamingue. Surprise encore! nous rencontrons un pilote du Témiscamingue que nous avions vu brièvement lors de notre arrivée à Winnipeg. Après une discussion avec ce pilote basé a St-Bruno-de-Guigues CTA4, nous décidons de nous diriger vers cet aéroport. Quelle belle région! Nous recevons un accueil chaleureux des opérateurs de l’aéroport et rapidement gîte et couverts nous sont proposés.

Nous terminons notre dernière soirée ensemble dans un endroit tout à fait exquis. Si vous passez à Notre-Dame-du-Nord, vous devez vous arrêtez au restaurant Aux Agapes. L’endroit vaut le détour pour sa gastronomie, et on ne pouvait pas espérer une meilleure place pour notre dernier souper ensemble.

 

12 juillet

                          Vers le Québec (mais pause forcée à Thunder Bay)

Ce matin vers 4h, un appel à la FSS nous informe d'une météo passable de Winnipeg à Montréal. Claire et moi nous mettons en branle pour un vol VFR jusqu'à Marathon (Ontario), pour poursuivre ensuite vers la maison. Départ de Winnipeg: 5h30. Nous bénéficions aussitôt d'un vent de queue qui nous pousse à au-delà de 30 noeuds vers la maison. Toutefois, plus on approche de Marathon, plus le temps se détériore. A Marathon, la brume au sol cache complètement l'aéroport. Nous devons retourner vers Thunder Bay où nous atterrissons avec à peine 30 minutes de carburant. Nous avons même demandé une approche directe pour limiter les risques de panne de carburant. Un long vol éprouvant de plus de 5 heures. Nous nous reposerons ici en attendant l'évolution de la météo avant de poursuivre.

Les 3 autres aéronefs restent cloués au sol à Winnipeg. Ils ont vérifié la météo plus tard que nous et ils ont eu l'heure juste. Ils prévoient poursuivre la route demain.

Mise à jour à 19h: Nous sommes toujours à Thunder Bay, bloqués par un système d'orages qui semble collé dans la région de Sudbury. Nos amis, à Winnipeg, ont profité de la journée pour visiter St-Boniface et visionner quelques IMAX. Ils prévoient aussi partir demain. À suivre...  

Gilles 

À Thunder Bay, GETQ en agréable compagnie. 

 

Journal de Michel Neveu - 11 juillet

 

Une journée à Régina est suffisante et nous reprenons le chemin vers Winnipeg, car, encore une fois, le mauvais temps est présent.  Notre vol se passe bien, mais nous pouvons observer un énorme TCU lors de notre approche pour l’aéroport de CYWG.

Aussitôt arrivés au sol, mes compagnons de voyage qui ont atterri avant moi se font réprimander sur la fréquence sol de l’aéroport pour ne pas avoir demandé de code transpondeur par téléphone lors de notre départ de Regina. Ça a des avantage d’avoir un avion un peu plus lent que les autres, car je n’ai pas eu ce traitement de faveur.

Lors de mon approche pour la piste 36 à Winnipeg, le contrôleur me demande de prolonger mon vent arrière et surprise, deux F-18 se pointent à l’horizon pour une finale 36. Aussitôt le contrôleur me donne l’instruction de les suivre pour la finale. Wow! je me sentais « big » dans mon Sundowner, tout à coup.

La mauvaise météo persiste et nous sommes obligés de rester deux jours à Winnipeg. Pour ma part c’était la première fois que je mettais les pieds dans cette ville et la plupart des gens qui m’en avaient parlé avaient des commentaires plutôt négatifs. Mais, pour ma part, j’ai trouvé cette ville merveilleuse avec de très bons restaurants et un  quartier français qui laisse beaucoup de place aux pères du Manitoba. En effet cette ville est imprégnée de l’histoire de Louis Riel, que les anglais ont pendu injustement pour trahison, probablement pour se divertir un peu.

 

11 juillet

 

           De Regina , vers l'est, jusqu'à ... Winnipeg!
 

 

Après 2,5 heures de vol, nous n'avons pas le choix. Nous devons encore nous arrêter à cause de la météo. En plus, à Winnipeg, nous nous faisons réprimander pour ne pas avoir demandé un code transpondeur avant d'entrer dans la zone...Ça nous rappelle la maison. 

 

Parfois, la monotonie des Prairies est interrompue par une petite rivière 

... et encore des Prairies à perte de vue 


Au départ de Regina, dernière vue du parlement du Saskatchewan

 

 

 Journal de Michel Neveu - 10 juillet

Ce matin la météo est potable mais pas pour très loin car dans les Prairies il y a encore du mauvais temps et notre destination est la ville de Regina. Nous profitons de l’occasion pour visiter cette ville et nous avons la chance d’assister à la parade de la GRC à leur centre d’entrainement; cet évènement a lieu une fois par semaine. Comme par hasard, le mauvais temps fait parfois bien les choses. 

 

10 juillet

Les Prairies jusqu'à Regina Sk 

 

Regina - Changement de la garde de la GRC 

 
 

Nous avons passé la nuit du 9 près de  l'aéroport d"Edmonton-Villeneuve, où nous avons bénéficié des généreux services de Bill Bissonnette (en maillot blanc), ancien Montréalais établi à Edmonton depuis les années 50. Bill est le nouveau représentant régional 'APBQ pour la région d'Edmonton. Notez l'absence de Gisèle, qui vient de quitter

Edmonton en vol commercial vers les USA (obligation de travail! ça finit toujours par nous rattraper!) 

 

Journal de Michel Neveu  -  9 juillet
 
Tôt ce matin nous prenons tous le départ vers Fort Nelson en continuant sur l’Alaska Highway. Il s’agit probablement de la plus belle partie de ce vol de montagne avec des cols plus étroits et un virage à 90 degrés à un endroit où j’avais inscrit des waypoints sur mon GPS pour indiquer des dangers potentiels.

Wow!  je comprends maintenant qu’il y a des pilotes qui se spécialisent en vol de montagne car le spectacle qui s’offre à nous est magnifique. Les approches pour certaines pistes de montagne représentent un défi accessible à tous si on est bien préparé.

Nous atterrissons tous à Fort Nelson sans encombre et le ravitaillement effectué, nous reprenons notre chemin vers Fort St- John, la dernière belle partie de l’Alaska Highway en avion. Quand nous arrivons à Fort St-John, nous sommes sur un relief plat, ce qui nous indique le début des Prairies.

Nous profitons de l’arrêt à Fort St-John pour manger tous ensemble une petite bouffe du midi, et puis cap sur la piste de Villeneuve située au nord-ouest la zone de contrôle d’Edmonton. La piste de Villeneuve est notre dernier arrêt de la journée car la météo est très mauvaise avec des beaux TCU actifs dans la partie est de la zone d’Edmonton.

Nous avons un très bon accueil de notre nouveau copain Bill Bissonnette, préposé à l’essence, lors de notre arrivée. Cet ex-Montréalais de Ville-Émard, qui vit avec sa famille depuis plusieurs années en banlieue d’Edmonton, a été d’une disponibilité et d’une gentillesse exemplaires. Il nous a permis de nous reposer et de relaxer rapidement à St-Albert, une chic banlieue d’Edmonton. Tôt le lendemain matin, Bill était au rendez vous devant notre hôtel pour nous ramener à l’aéroport de Villeneuve.

 

 
 
9 juillet

 

                Le retour se continue, de Watson Lake à Edmonton
 

 
 


8 juillet
1ère étape du retour à partir de Whitehorse. L'étape se termine après 2 heures de vol seulement, à Watson Lake (météo oblige!)


La ville de Watson Lake est réputée pour sa collection unique de plus de 60,000 affiches

Le ciel de Watson Lake nous confirme qu'il valait mieux s'y arrêter.

À 1 heure de Whitehorse, près du Lac Teslin, les nuages commencent à couvrir les Watson Peaks.

 

Journal de Michel Neveu  -  8 juillet

Ce matin c’est le grand départ pour la maison, mais encore la météo est incertaine. C-GOVE est le premier des quatre appareils à prendre le départ sur la piste 31 à Whitehorse en direction de Watson Lake. Les conditions météorologiques que nous avons rencontrées dans les cols de montagne lors de notre vol se sont détériorées par endroit et nous sommes obligés de faire un arrêt prolongé à Watson Lake. Marc s'est même posé à Teslin, pour nous rejoindre en fin de journée à Watson Lake. L'opérateur du débit de carburant est un ami de Claire et il nous prêté son pick-up pour circuler en ville. Le monde est petit... et généreux!

En regardant attentivement Watson Lake, c’est un endroit où il y a un riche héritage sur l’effort de guerre 39-45 afin de protéger l’Alaska d’une invasion Japonaise. En effet pendant, la guerre l'aéroport de Watson Lake était la base d'une imposante escadrille de bombardier américain et aussi d'une escadrille soviétique comptant plus de 175 intercepteurs P-39 Bell Airacobra de fabrication américaine et peints aux couleurs des soviétiques.  À l’époque, la météo était aussi mauvaise qu’aujourd’hui et la plupart des pertes en hommes et en appareils avaient pour cause une météo marginale. La météo est tout aussi imprévisible ici aujourd’hui mais la façon de l’interpréter s’est grandement améliorée depuis.

 

7 juillet - route de Dawson à Whitehorse

Fox Lake, près de Whitehorse

À mi-chemin, village de Moose Creek. Habitants: 3 personnes, 2 chiens et quelques poules.

 

6 juillet - Dawson
 Lors d'une sortie de pêche à l'ombre, nous observons ce bébé orignal.

 

5 juillet

retour vers le Canada

 
Notre hôtel à Dawson, Yukon (photo:Daniel)

Dawson est la ville de la "ruée vers l'or". Gisèle aurait bien voulu garder ces pépites. (Photo: Daniel)

2nd  Street, Dawson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traversée du fleuve Yukon vers Dawson 
 
Après une dizaine d'heures de route, on arrive enfin au fleuve Yukon, en face de Dawson

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poste de douanes de Poker Creek, Alaska 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route vers le Canada, d'anciens brûlés sont couverts d'épilobes ("fireweed") 


  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Journal de Michel Neveu - 5 juillet

Très tôt le lendemain matin, nous avons pris la direction de Dawson city, Yukon, pour voir ce qui est advenu de la fameuse ruée vers l’or du Klondike. Le chemin de l’Alaska vers Dawson est fabuleux : il nous transporte sur le dessus des montagnes et les prises de vue sont magnifiques. On l’appelle « la route du sommet du monde ».

La ville de Dawson, c’est l’endroit à ne pas manquer, car l’histoire de cette ville est légendaire. Nous avons passé deux jours à Dawson City et les choses à faire et endroits à visiter ne manquent pas. De la mine d’or en passant par le bateau à aube ainsi que les saloons et le spectacle des Gerties, tout y passe. En prenant une marche dans la ville, il est très intéressant de visiter les veilles maisons d’époques restaurées. L’Alaska c’est très beau, mais le Yukon l’est tout aussi et beaucoup de pionniers au début du siècle ont donné leur vie afin d’écrire l’histoire de ces grands territoires qui étaient à l’époque difficilement accessibles.

 

 
3 juillet - Parc Denali - N 63-32.2 O 149-49.4 - altitude 3799'

 
Au pied du Mont McKinley, nous avons uni nos cœurs et fait un rituel en mémoire de Jocelyne. L’inukshuk indique la route à suivre et les fleurs symbolisent notre amitié. " Puisses-tu, chère Jocelyne, poursuivre ta route vers la paix et la lumière."

 

Journal de Michel Neveu  -  3 juillet

Très tôt le lendemain matin, nous avons pris la direction du parc Denali par la route, pour aller voir la beauté de ce parc national et de voir de nos yeux le fameux Mont McKinley. Sur place nous avons profité de l’occasion pour fabriquer tous ensemble un inukshuk sur le sommet de la montagne Polychrome de la chaine de montagne Alaska, tout près du mont McKinley. Les filles ont recueilli des petites fleurs sauvages pour donner vie à notre inukshuk, et ensuite nous nous sommes recueillis à la mémoire de Jocelyne. Nous avons choisi ce symbole Inuit qui marque la voie à suivre et les fleurs, pour notre amitié.  

Le village de Talkeetna a une riche histoire d’aviation, et de célèbres pilotes de brousse ont opéré ici. L’aviation a joué un rôle important pour le développement de la région, car cette ville est située au bord de la rivière Susitna, un affluent important pour les trappeurs et prospecteurs.

Le musée local raconte la vie de quelques pilotes de brousse ayant été les premiers à atterrir sur les glaciers aux abords du mont McKinley. Encore aujourd’hui l’aéroport local est un point de départ pour les avions en direction du parc Denali.


 

 2 juillet

Talkeetna - Michel et Claire attrapent leur premier saumon à vie (King Salmon)


 


Sur la rivière Susitna, près de Talkeetna, la pêche au saumon King est populaire

 

Journal de Michel Neveu  -  2 juillet

J’ai fait une prise de 35 lbs pour mon premier saumon à vie. Claire notre pêcheuse du groupe a fait aussi sa première capture de saumon à vie.  Nous étions accompagnés de Gilles pour ce baptême au saumon. Le soir arrivé, la cuisinière de l’auberge suisse où nous nous sommes installés pour quelques soirs nous a préparé un festin avec nos deux saumons King.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas mangé du saumon aussi frais, car quelques heures auparavant, il remontait la rivière tranquillement. L’engouement de notre pêche a fait rêver le reste du groupe : nous sommes tous retournés à la pêche à 10 heures du soir avec le reste de la gang. Il faut dire qu'ici, il fait clair jusqu'à minuit!

 

1er juillet
Anchorage - Visite au Lac Hood, la plus grande hydrobase au monde


Au musée de l'aviation du lac Hood, un Grumman Goose...

... et un autre hydravion bimoteur (un Beech B-18, peut-être?)
 
À Anchorage, le saumon se pêche au centre-ville (photo Daniel)

 

Journal de Michel Neveu  -  1 et 2 juillet

Avec nos voiture de location nous avons tous pris la direction de Valdez pour une petite croisière vers le glacier de Columbia. Wow! tout au long de la route, le paysage est sublime. Après Valdez, direction Anchorage. Encore wow! c’est spécial ici car le monde pêche des saumons rouges du Pacifique tout près du centre ville. Après deux jours de visite dans cette ville, nous nous sommes déplacés cap nord vers la ville de Talkeetna pour une pêche au saumon King sur la rivière Montana. 

 

30 juin

route de Valdez à Anchorage 



 Glacier Matanuska (remarquez la couverture nuageuse)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marc et Nadia ont dû céder le passage à des locaux.

 

29 juin

Valdez - Croisière au Glacier Columbia  



Daniel Fortin




Loutre de mer (photo: Nadia)



Une des nombreuses baleines que nous avons pu observer (photo:Nadia)



Les pygargues à tête blanche occupent aussi les icebergs (photo: Nadia)
28 juin

En auto vers l'Alaska !


 
Comme la météo d'Alaska s'annonce douteuse pour les prochains 10 jours, nous décidons de louer trois voitures pour aller de Whitehorse à Valdez. Nous laissons nos avions en sécurité à l'aéroport de Whitehorse. Espérons que le beau temps reviendra pour nous permettre de survoler l'Alaska avant de revenir au Québec. 

 En route vers Valdez- nuages lenticulaires qu'il vaut mieux voir du sol qu'en vol.


 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Parc de Kluane - Yukon 


   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Glacier Worthington, près de Valdez ( photo prise à 23 heures, croyez-le ou non ! )
Cliquez l'image pour agrandir
  Parcours en auto de Whitehorse à Valdez (1050 km)

 

Journal de Michel Neveu - 28 juin

Après une deuxième journée de repos, nous nous sommes réunis afin de faire le point sur la météo à venir ainsi que sur la stratégie à utiliser pour nous rendre en Alaska, le but du voyage.

Surprise : la météo n’annonce rien de bon pour les prochains jours en Alaska et nous sommes à deux heures d’avion de la piste de Northway, notre point d’entrée en Alaska. Nous avions les conditions VFR bonnes pour la journée mais à long terme nous risquions d’être bloqués avec nos avions, si ont prenait la direction d’Anchorage. Afin d’éviter le syndrome du retour à tout prix, nous avons pris une décision de groupe de poursuivre le voyage avec des voitures de location. Ce  n’était pas un déshonneur pour nous, car depuis la première journée du voyage, la météo n’a pas été de notre bord.

 


27 juin
Journée de ballade et relaxation à Whitehorse. Marc, Daniel et Gilles louent trois canots pour une descente du fleuve Yukon, à la suite de la Yukon Quest Race, une course de 740 km. Dans notre cas, nous nous arrêtons après une vingtaine de km. Nous avons eu la chance de voir plusieurs aigles dorés et pygargues (aigles à tête blanche) au cours de la descente.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aigle doré (photo Nadia)

 

 

 

 
26 juin
Nous quittons Mayerthorpe après une journée de repos forcé, à destination de Whitehorse, Yukon. À partir de Fort St-John, nous suivons la "Alaska Highway", vestige de la dernière guerre mondiale, alors que les États-Unis désiraient renforcer leurs postes de défense en Alaska, par crainte d'une invasion russe par le Nord. À peu près à tous les 50 milles nautiques, on trouve une piste abandonnée mais en bon état. La route serpente dans les vallées, le long des rivières, entre les chaînes de montagnes majestueuses. Quel émerveillement ! À notre avant-dernier arrêt, à Watson Lake, le préposé au carburant est un ancien compagnon de travail de Kuujjuaq de Claire. Que le monde est petit !
 
 
Rivière le long du Alaska Highway (photo Nadia) 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alaska Highway

 

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26 juin - Daniel et Phil nous souhaitent "Bon voyage!" (photo : Daniel)

 

25 juin

Nous sommes en pensée avec nos amis à St-Eustache aujourd'hui.

Nous sommes accueillis à Mayerthorpe par un groupe de pilotes bien sympathiques.
Phil (1è rangée, veste bleue et t-shirt rouge) a même mis sa voiture à notre disposition pour notre séjour. 
24 juin
Avec une petite pensée pour la Fête Nationale, nous avons décollé ce matin de Calgary vers les 11 heures, après avoir attendu que les nuages se dissipent. La masse humide qui couvre les montagnes nous empêche de prendre la route des vallées vers Jasper. Nous partons donc vers Red Deer, Edmonton et Whitecourt. Peu avant d'arriver, Whitecourt Radio nous annonce une chute de grêle sur l'aéroport. Nous décidons alors de dérouter sur Mayerthorpe, une petite piste du nord de l'Alberta. Nous y sommes accueillis par des locaux sympathiques qui s'adonnent au modélisme. Comme une ligne d'orage semble stationnaire devant nous, nous décidons de passer la nuit ici. La gérante du motel Haven Inn nous envoie son gendre avec son camper pour nous emmener vers le village. Nous avons eu un appel de Lionel, qui est rendu à Marathon et qui devra sans doute y passer la nuit en attendant une meilleure météo. Décidemment, y'en aura pas de facile!
 
Durant la soirée au Haven Inn, je reçois un appel de Phil, le pilote local qui nous a accueilli à l'aéroport. Il nous prête sa voiture pour que nous puissions retourner sans problème à l'aéroport demain. Quel accueil!

 

Journal de Michel Neveu - 24 juin 

Une mauvaise nouvelle pour l’équipage du Robertson 44, la belle mère de Lionel Lamontagne est aux soins palliatifs dans un hôpital au Saguenay. Le Robertson 44 retourne donc seul à la maison et les rapports de météo dans l’est indiquent beaucoup d’activité orageuse. Le groupe se compose maintenant de 4 avions et nous sommes toujours déterminés à nous diriger vers l’Alaska

Le matin du 24 juin nous avons ensemble vérifié la météo et nous avons convenu que malgré une météo difficile, nous avions une fenêtre pour quitter Springbank. Nous avons préparé nos avions et vérifié les conditions de vol à Springbank au cours d’un  petit vol local. Nous avons profité de l’occasion pour faire des photographies aériennes au dessus du motel Bow River Inn à Cochrane, pour remercier le Coréen propriétaire du motel. Sa disponibilité pour le groupe à été appréciée de tous. J’ai pris les commandes du C-172 de Gilles Lapierre pour ce vol tandis que Gilles s’occupait de prendre les prises de vues avec son appareil numérique.

Nous avons tous quitté Springbank en direction de Red Deer puis Whitecourt, mais encore une fois, la météo nous oblige tous à nous dérouter vers Mayerthorpe,  car la grêle sévissait sur l’aéroport de Whitecourt situé 20 milles nautique au delà. L’atterrissage complété des 4 avions, nous somme accueillis par un groupe de résidents très sympathiques. Ce n’est pas tous les jours qu’un groupe de québécois atterrit dans leur localité. Dans le bottin téléphonique local, nous contactons le motel de l’endroit ainsi qu’un  transport pour tous.

Les nouvelles vont vite dans la petite localité et notre comité d’accueil nous rend une petite visite à notre motel en soirée pour vérifier si tout était correct. Une personne du groupe nous a même laissé sa voiture personnelle pour qu’on puisse retourner à l’aéroport le lendemain car ici les taxis sont inexistants. L’aéroport de Mayerthorpe, Alberta : à mettre dans votre calepin de vol en cas de détournement; si vous êtes dans la région, un choix judicieux.

Le lendemain matin a 6 heures, j’avais le nez dehors et la pluie, le tonnerre et les éclairs étaient au rendez-vous. Après notre point de météo matinal, nous sommes arrivés à la conclusion que c’était mieux de rester une journée de plus dans cette sympathique localité.

Après la journée de repos. nous nous sommes tous levés très tôt et le briefing météo fut bref car une tempête de ciel bleu était pour sévir toute la journée. A 7 heures du matin, le moteur du Sundowner tournait pendant que nos amis de l’aéroport Mayerthorpe nous disaient au revoir avec des petites pancartes dessinées à la main. J’ai pris la direction de Fort St-John pour ravitaillement, puis vers fort Nelson pour diner et ravitailler en essence, puis direction Watson Lake via l’Alaska Highway pour un autre ravitaillement, suivi d’un décollage immédiat vers Whitehorse, notre destination finale de la journée.

Le temps total en route de la journée pour C-GOVE est de 8.1 heures. Nous décidons d’aller en ville pour prendre notre chambre d’hôtel respective. Pure coïncidence, la ville est pleine de monde : la fameuse course de canot sur la Rivière Yukon de Whitehorse vers Dawson City  réunissant une centaine de participants est prévue pour le lendemain.

Après une bonne nuit de sommeil, j’ai décidé d’aller voir le départ de la course et je peut vous dire que c’est un gros événement ici, car les gens venaient de partout pour encourager les équipes et les média aussi étaient au rendez-vous. J'ai profité de l'occasion pour aller faire un tour au musée de Whitehorse pour comprendre l'histoire de la ville ainsi que de la région.


Juasqu'à Whitehorse, demain peut-être... 
23 juin
À cause d'un problème de santé dans la famille de Pauline, Lionel a dû repartir vers le Québec ce matin. Ils sont un peu déçus de ne pas pouvoir poursuivre vers l'Alaska, mais ils sont tout de même satisfaits de l'expérience vécue durant le trajet, et surtout de la formation montagne. Lionel a découvert des capacités du R44 qu'il ne soupçonnait même pas. En profitant des vents ascendants, ils ont atteint plus de 12000 pieds et observé des taux de montée de plus de 2000 pieds/minute.
Il nous reste quatre avions pour poursuivre l'expédition. Espérons que la météo nous sera favorable demain.
 

 
 Cessna 182 - Daniel & Gisèle Cessna 172 - Gilles & Claire
   
 Beech Sundowner  - Michel & Danielle Tobago -  Marc & Nadia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Richard, chef instructeur, félicite Lionel pour sa performance 


 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 À 12000 pieds, près des escarpements

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


22 juin - Lionel suit un cours de montagne de Bighorn Helicopters (photos Pauline)

 

Au bout du sentier du Lac Louise 




22 juin- excursion au Lac Louise

 

Journal de Michel Neveu  -  20 et 21 juin

Itinéraire de vol : de Kenora, Ontario vers Brandon, Manitoba, puis vers Swift Current, Saskatchewan et ensuite Springbank, Alberta. Le vol a été fait dans des bonnes conditions VFR ainsi que la bonne humeur des trois équipages. Quelques heures plus tôt l’hélicoptère R-44 et le 172 de Gilles Lapierre étaient sur place a Springbank, le point de ralliement du groupe Alaska.

Le lendemain, nous avons reçu un cours sur le vol de montagne; cette formation est nécessaire afin de voler en sécurité dans  les cols étroits entre les montagnes, au travers les passages nous menant vers l’Alaska. L’interprétation de la météo est un facteur important et nous sommes tous à Springbank depuis quelques jours en attendant une météo favorable.

En attendant de meilleures conditions météo, nous visitons le Lac Louise et le lac Maurane ainsi que le mont Sulfur situé à Banff. Ensemble, tous les jours, nous avons un briefing météo le matin à 7 heures, et le soir vers les 21 heures, et nous discutons des alternatives pour notre itinéraire de vol. Après quelques jours à Springbank, nous avons tous bien hâte de repartir vers le nord-ouest  mais la sécurité des participants est la priorité. Si ont veut faire des vieux pilotes, il faut être patient.


21 juin - Première vue des Rocheuses (photo Pauline)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21 juin - Pause repas avec notre instructeur de vol en montagne 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21 juin: Les pilotes suivent un cours de vol de montagne à Calgary

 



20 juin - Le R44 C-GLIO survole les Prairies, en route vers Calgary

 

19 juin
Il fait beau à Thunder Bay ce matin, mais la météo est un peu incertaine vers l'ouest. Comme Lionel Lamontagne a un rendez-vous pour l'entretien de son hélico à Winnipeg aujourd'hui, nous décidons de partir tôt à deux appareils: le 172, qui est équipé pour le vol aux instruments, et le R44, qui peut voler à basse altitude et s'arrêter facilement si la couche nuageuse se rapproche trop du sol. Nous nous rendons effectivement à Winnipeg, après un léger déroutement par Dryden. À Winnipeg, l'employé local de Passport Hélico, Matthew, réussit à installer la pièce reçue de Montréal ce matin avant de partir lui-même en hélico pour faire les observations météo pour CJOB, la station radio Corus de Winnipeg. Quel service! Nous pouvons même décoller assez tôt pour poursuivre notre route vers Regina. Nous atterrissons à Moose Jaw, 25 milles plus loin, pour découvrir un aéroport désolé, sans services après 17 heures. Nous retournons vers Regina, en échangeant nos compagnes de vol. Claire est plus à l'aise en anglais et pourra faire les communications du R44 pour entrer à l'aéroport international de Regina. Une fois sur place, nous apprenons qu'il y a un grand congrès à Regina et que tous les hôtels sont pleins. Nous utilisons l'Internet du FBO pour trouver un gîte... à Moose Jaw! Retour à Moose Jaw, pour une journée de plus de 9 heures de vol, avec l'hélico remis en état. Quelle journée! Les trois autres appareils ont quitté Thunder Bay un peu plus tard et ont rencontré des conditions de vol moins favorables. Par prudence, ils se sont arrêtés à Atikokan, le petit aéroport d'une réserve indienne. Ils y sont bien accueillis dans des installations un peu rudimentaires. Comme les conditions météo ne semblent pas vouloir s'améliorer, ils songent même à profiter de l'hospitalité de l'opérateur de l'aéroport pour passer la nuit à l'aéroport. Mais le ciel s'éclaircit en fin de journée, et ils peuvent enfin reprendre le trajet jusqu'à Kenora, où ils pourront confortablement passer la nuit. C'est encore en Ontario, mais pas trop loin du Manitoba.

 

Journal de Michel Neveu  - 19 juin
Nous avons passé 3 jours à Thunder Bay pour porter assistance à notre compagnon Gilles et à ses deux fils. En même temps, nous avons fait tous ensembles le point sur la situation à savoir est-ce que nous voulons toujours continuer notre périple? Pas facile cette question. Personnellement, en voyant Gilles bien récupéré à l’hôpital et entouré de ses deux fils, cela m’a permis de rallumer la flamme initiale. Gilles assis sur son lit d’hôpital nous prie de continuer : ça devenait plus en plus évident pour moi de continuer. 

Après discussion, les participants étaient prêts à continuer le voyage. Nous avons repris le chemin le 19 juin au matin. Le Robinson 44 de Lionel et le Cessna 172 de Gilles Lapierre ont décollé les premiers avec un itinéraire de vol différent de nous car leur destination est Winnipeg. En effet une légère défectuosité sur le Robinson 44 oblige les deux aéronefs à se diriger chez un mécanicien certifié pour ce type d’hélicoptère.

Nous avons décollé un deuxième groupe de 3 aéronefs dont C-GOVE pour nous diriger vers la ville de Kenora située à 216 milles nautiques au nord-ouest de Thunder Bay. Nous avons rencontré des mauvaises conditions de vol, ce qui nous a obligés à nous dérouter vers la piste d’Atikokan, située à 110 milles nautiques nord-ouest de Thunder Bay.

Les atterrissages des trois avions sur la piste d’Atikokan ont été faits dans des conditions extrêmes de vent traversier. L’atterrissage réussi, nous avons aussitôt sécurisé les aéronefs au sol avec des ancrages. L’opérateur de l’aérogare a été très correct avec nous en nous laissant libre d’utiliser l’endroit en attendant que la météo s’améliore.

Nous avons pris le souper sur place, et en vérifiant la météo avec la FSS, nous sommes arrivés à la conclusion que la météo était propice à un vol vers Kenora, notre destination pour coucher. Nous avons passé une bonne nuit à cet endroit et le lendemain vers 7:15 du matin, nos aéronefs étaient en route pour la destination finale de Springbank, Alberta au pied des Rocheuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


19 juin - Daniel, Michel et Danielle attendant le beau temps à Atikokan

 

Route prévue pour mardi 19 juin (si la météo le permet)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Tu seras avec nous, dans nos cœurs et dans nos mémoires.

Chère Jocelyne, je ne t’ai pas connue beaucoup, c’est bien sûr Gilles que je fréquente à l’occasion à Mascouche ou dans SERABEC, mais j’ai le goût de te partager ceci.

Après quelques jours de réflexions et de discussions où tous et chacun, nous avons dû composer avec nos émotions, nous avons pris notre décision de poursuivre le voyage. Ton mari Gilles et tes fils Marc et Éric étaient eux aussi d’avis que l’aventure doit se poursuivre. Marc nous a demandé de faire un petit rituel en Alaska pour te rendre hommage. Nous le ferons certainement quelque part en Alaska. Peut-être sur le flanc du mont McKinley, ton nom sera inscrit en mémoire de ton dernier rêve et de la belle personne que tu étais.

En tant que coordonnateur de ce projet, j’ai été profondément bouleversé par tout ceci. Je tenais à être près de Gilles à l’hôpital, et une part de son immense peine est aussi devenue la mienne. Je porte aussi une part de son sentiment de culpabilité, et je me dis également si nous avions fait ceci ou cela, etc.

La vie est un chemin difficile, écrit Scott Peck; c’est bien vrai, mais il faut se relever et regarder en avant. C’est ce que nous ferons. C’est ce que Gilles, Marc et Éric feront aussi.

Dans les jours qui suivront, le groupe a convenu de ne plus parler des tristes évènements. Non pas que cela n’a plus d’importance, au contraire, mais il faut ranimer l’enthousiasme et rallumer la flamme. De toute façon, tu seras avec nous, dans nos cœurs et dans nos mémoires. Nous ne serons plus jamais les mêmes, nous ne volerons plus jamais tout à fait comme avant. Repose en paix, Jocelyne, tu es maintenant sans frontières. Dès que la météo sera favorable, nous décollerons de Thunder Bay. Pour moi cette ville invoquera désormais ton souvenir, pas celui de l’avion retourné sur le rivage rocheux, mais celui de ton sourire au départ de Maniwaki.

Daniel Fortin




 

Journal de Michel Neveu

Vers l’Alaska : triste jour 1

Le vendredi 15 juin à 7 :30 du matin, j’ai décollé de Mascouche avec mon Sundowner C-GOVE juste avant mon ami Gilles Lambert, aux commandes de son PA-28 C-FYLI. Le point de rassemblement convenu était la piste de Maniwaki, où nous nous sommes rencontrés vers les 9 heures. Nous étions fébriles car nous partagions tous le même rêve, voler enfin vers l’Alaska. Quelques aéronefs dont C-GOVE  furent ravitaillés en carburant, car la deuxième portion de route de la journée était une envolée de 2,7 heures vers l’aéroport de Timmins.

Vers midi, C-GOVE  se pose à Timmins avec douceur et nous sommes tous réunis pour le lunch. Notre leader Daniel Fortin appelle la FSS, er nous sommes avisés d’un système dépressionnaire en déplacement à environ 5 heures à l’ouest de Thunder Bay. Il devient donc important de partir le plus tôt possible après le ravitaillement.  
Mon ami Gilles, avec son Cherokee FYLI, fut le premier à décoller de la piste 21 de Timmins vers l’aéroport de Marathon en route vers Thunder Bay, notre destination finale pour la journée. Avec un cap ouest, nous allions faire face au vent  dominant tout au long du trajet. Je suis passé à 12 milles nautiques au sud de l’aéroport de Marathon pour me diriger vers l’aéroport de Thunder Bay.

Le vol de groupe permet de fournir une sécurité à tous les participants; dans notre cas, nous avons un Cessna 182 muni d’un StormScope et un hélicoptère R-44 équipé d’un GPS 496 avec la météo par satellite. Les deux pilotes nous tiennent informés en tout temps des développements météo. Gilles Lambert avait aussi l’information météo sur son Garmin 396.

Le trajet direct m’aurait amené à traverser le Lac Supérieur sur une longue distance au dessus de l’eau, avec brume sèche et des TCU en formation. Les conditions de vol devenaient un peu plus hasardeuses (le coin ne s’appelle pas Thunder Bay pour rien!). J’ai donc opté de voler le long des berges du lac Supérieur, car mon C-GOVE n’est pas muni d’un pilote automatique;  sans assistance mécanique, je devenais un prospect idéal à la désorientation spatiale. J’ai alors dit à Danielle que la côte du Lac supérieur était merveilleuse à regarder et que pour notre sécurité c’était l’option la plus valable. Elle a acquiescé avec son sourire habituel

Dans notre plan de vol commun, il était prévu que deux appareils feraient escale à l’aéroport de Marathon. Seul le R-44 s’est prévalu de cette option, Gilles avec son PA-28 ayant continué vers Thunder Bay.

La suite va rester gravée dans ma mémoire pour la vie car les TCU en formation sont devenus de catégorie 2 à 5 très rapidement et mon ami Gilles s’est retrouvé dans des conditions de vent de face élevé et forcé à contourner les cellules orageuses. Avec C-GOVE j’ai eu à faire face aux mêmes conditions, à l’exception que C-GOVE est doté d’une plus grande autonomie. Gilles n’ayant pas ravitaillé en essence à Marathon, sa situation devenait plus hasardeuse.

Dans les minutes suivantes, j’ai été le témoin silencieux d’un drame humain sans précédent. Comme je viens de terminer mes communications sur la fréquence d’arrivée de Thunder Bay, Gilles déclare qu’il est à court de carburant et demande une autorisation pour une approche directe sur la piste la plus proche. Le contrôle approuve sa requête. Quelques minutes après, Gilles avise le contrôle qu’il n’a pas l’autonomie nécessaire pour joindre la piste 25 car son moteur commence à avoir des ratés. Sur les ondes, j’ai entendu clairement le moteur de FYLI barboter; j’en avais la chair de poule.

Par la suite, j’entends Gilles émettre un appel d’urgence « Mayday » et dire qu’il va essayer de se poser sur une île située près de la cote du lac Supérieur. Le contrôle lance les procédures d’urgence et demande à Gilles de déclencher manuellement la balise d’urgence à 121,5 MHz. Dès que de la tour de Thunder Bay m’y autorise, je procède rapidement vers la piste 30, avec une seule préoccupation : avertir le plus rapidement possible le reste du groupe.

Dès qu’ils sont avisés, Lionel Lamontagne et Gilles Lapierre s’envolent avec l’hélicoptère R-44 C-GLIO. L’intervention rapide de ces deux pilotes aguerris leur ont permis de se rendre les premiers à l’épave du PA-28. Nos deux pilotes ont travaillé très fort malgré l’eau froide, assistés d’une équipe de sauvetage locale peu équipée. Avec des outils rudimentaires, ils ont réussi à percer le dessous de la carlingue pour extirper in extremis Gilles qui s’était réfugié dans la queue de son PA-28, où subsistait encore un peu d’air. Gilles, malgré un état d’hypothermie avancé, pourra récupérer grâce aux bons soins de l’hôpital local. Malheureusement, pour sa conjointe Jocelyne, il était trop tard: elle est morte dans les eaux froides qui ont submergé la partie avant de l’appareil.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15 juin: Dîner et ravitaillement à Timmins 


 

 

 

 

 

 

 

15 juin: Ralliement initial à Maniwaki

 

14 juin

La veille du départ s’est passée dans la fébrilité totale. Derniers achats et ultime vérification des bagages, ouf, plus de 200 livres! Heureusement le C-182 est capable d’en prendre. Puisque nous ne pouvons réserver d’hôtels à cause de l’incertitude de la météo, précaution oblige, l’équipement de camping fera partie du voyage. Par ailleurs, la température en Alaska peut connaître de grandes variations. Il faut donc prévoir, pour le couple, passablement de vêtements. S’ajoute une trousse de survie élaborée, réglementaire en Alaska, un peu de bouffe, 4 kilos de cartes VFR, IFR et CAP, les bottes de marche, le kit pour la pêche, le téléphone satellite, les ancrages spéciaux etc.

Pour mettre du piquant, il y a les incertitudes de dernière minute: ainsi le pilote automatique de Gilles Lapierre (je parle de l’équipement et non pas de Claire, sa conjointe pilote), a eu des ratés de dernières minutes. Aujourd’hui même, la veille du départ, Louis Caron de Air Nav est en train de bricoler le tout. Il y a une semaine, c’était  Gilles Lambert qui attendait toujours son nouveau passeport et ce depuis mars dernier…Va falloir surveiller les Gilles!

Mais à mesure que les heures filent, tout rentre dans l’ordre, demain 8 H 45 à Maniwaki c’est le départ officiel. La météo s’annonce bonne, sauf pour dimanche. Une petite visite de Regina sous la pluie…peut-être et pourquoi pas? Le meilleur est à venir!

Daniel Fortin

 

 

 1er jour de vol: jusqu'à Thunder Bay, ON

 


 

Mise à jour le Lundi, 13 Avril 2015 18:00